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Index des articles > Piret-Magazine n°75 > Pour les 50 ans de Dominique Meurs

Pour les 50 ans de Dominique Meurs
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Dominique

Pour les 50 ans de Dominique Meurs

On t’attendait pour le 21 mars… Tu t’es fait attendre comme le printemps ! C’est le 22 au matin que tu es arrivé.

Ce matin là, nous ne voulions pas partir à l’école tant que notre petit frère – ou notre petite sœur - n’était pas né(e). Quand on est venu nous annoncer que c’était un garçon, nous voulions te voir, et nous criions tous : « Jacques ! Jacques ! Jacques ! »… Est-ce parce que nous savions que ton parrain serait Jacques Hanne ? Mais si c’était le cas, nous savions aussi que ta marraine s’appelait Odile, et nous ne t’avons quand même pas baptisé Odilon !

Nous sommes donc partis en croyant que nous avions un petit frère qui s’appelait Jacques. Or, quand nous sommes rentrés, voilà qu’il s’appelait Dominique. C’est qu’entre-temps, un coup de téléphone en avait décidé autrement. Lorsqu’on a voulu faire connaître la nouvelle à Jules, qui était pensionnaire à Don Bosco Tournai, c’est le Directeur, le Père Delacroix qui a décroché. Et c’est lui qui a suggéré : « pourquoi ne l’appelleriez-vous pas Dominique ? ». Il faut savoir qu’à Don Bosco, on a une grande vénération pour Dominique Savio, jeune saint de 14 ans ! Et voilà pourquoi tu t’appelles Dominique !

Les années passent… Tu apprend à rouler à vélo. Avec un tricycle, pour commencer. Et tu veux tout de suite l’aventure casse-cou, tu décides de descendre sur la rue avec ton petit vélo. Mais la vieille Sylvie, - on ne disait jamais Sylvie tout court, mais toujours « la vieille Sylvie » -, une voisine en tablier noir et chignon blanc au teint sépia, te crie de rentrer dans la cour. Et toi, en wallon : « Vous, djè va d’aller ké èm’martia ! ». Les parents à cette occasion on encore perdu des points en pédagogie : « Vos enfants sont mal élevés ! ».

Les années passent, et, avec Bernard, tous les deux déguisés avec une grande serviette blanche sur la tête pliée pour faire des oreilles, un pyjama blanc auquel on a rajouté une longue queue ; et vous chantez : « les cha cha, ton ton ton, les jolis chatons ». Charmant !

Tu as confirmé tes talents de chanteur de charme un jour où l’institutrice invitait ceux qui le voulaient à venir chanter une chanson de leur cru sur l’estrade. Et là, tu as repris une chanson que papa chantait d’un air goguenard, et que tu as sans doute apprise quant tu allais lui chauffer le dos pour la sieste : « Ah si j’étais resté célibataiaire, je n’aurais pas connu tes yeux moqueurs »… L’institutrice n’a pas trop aimé. Elle aurait sans doute voulu quelque chose qui reflète mieux la pureté ingénue de l’enfance ! ?

Mais le vélo restait une de tes occupations favorites. Tu rêvais d’un vélo de course. Jusqu’au jour où tu as pris l’initiative de scier les garde-boue de ton vélo pour lui donner un air de Tour de France. Oui, mais on était en pleine saison des pluies, à l’époque du grand prix Pino Cerami ! Tu es rentré avec une ligne de boue dans le milieu du dos, jusque dans les cheveux, et une raie de boue devant jusqu’au milieu du visage !

Je suppose que d’autres que moi parleront de ton amitié pour Gilbert Goossens, le petit voisin d’en face, fils du garagiste Toyota. Vous passiez des heures ensemble, jusqu’au moment où on entendait Josiane crier « Gilbeeeert ! ». Vous aviez une passion étrange, aujourd’hui, on dirait une façon de zoner : assis sur la bordure du chemin avec un petit calepin, vous attendiez les voitures qui ne manquaient pas de ralentir dans le tournant, et vous notiez les immatriculations. Je crois que vous avez noirci plusieurs carnets.

Ce goût de la collection s’est aussi exprimé dans les cartons de bière, avec lesquels tu as tapissé, adolescent, les murs de ta chambre. Il y en avait des centaines. J’y ai contribué d’ailleurs.

Enfin, je voudrais rappeler ici un grand moment de ton adolescence, le jour où tu as réduit papa au silence. Pas facile, car il avait de la répartie ! Tu te laissais pousser les cheveux à la Beatles, et papa n’aimait pas ça. Cela se passe à table. Papa te regarde et te dit : « Quand est-ce que vous allez aller chez le coiffeur ?! ». Papa nous vouvoyait toujours. Et toi de répondre : « c’est de ta faute, tu n’avais pas besoin de me faire de si grandes oreilles ! ». Et là, admettant qu’il y était pour quelque chose, atteint dans sa fierté, il s’est tu…

Jean-François Meurs

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