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Index des articles > Piret-Magazine n°86 > Célébration pour Alfred Piret

Célébration pour Alfred Piret
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Alfred Piret

10 mars 2011

Une célébration est comparable à un jardin. Un jardin de gestes, de symboles et de paroles. Aujourd’hui, nous nous promènerons dans le jardin d’oncle Alfred, où sa famille a cueilli pour nous un bouquet de fleurs plein de couleurs et de parfums. Et nous pourrons chacun composer et emporter notre petit bouquet de souvenirs, d’émotions, de paroles de vie. Un bouquet de fleurs que nous prendrons plaisir à regarder et à respirer.
Nous pourrons même “en prendre de la graine”, planter dans le jardin de notre coeur ces graines d’amour de Dieu et d’amour des hommes qui ne manquent pas, et qui grandiront comme la plante de moutarde dont Jésus nous parle dans l’évangile.

Toute vie humaine est une parabole. Chacun, à sa manière, raconte quelque chose de Dieu en vivant sa vie. C’est une grande responsabilité, mais c’est aussi notre talent et une souce de joie. Alors, qu’est-ce que Mononc Fred nous raconte de Dieu et de la vie ?

Il y a d’abord cet étonnement de voir une grande famille née d’un noyau humble et petit. Quelle belle famille ! Et combien d’amis qui viennent se rafraîchir à l’ombre de votre arbre, s’abriter, partager des bonheurs, trouver compassion et consolation. Dieu ne cesse de nous apprendre cela : de ce qui est petit peut naître le grand. La vie grandit et se multiplie. Le grain de blé planté dans la terre donne un épi...

Oncle Alfred a été proche de la terre. Il a labouré, hersé, semé. Très tôt. Tante Odile parlait avec admiration de ce gamin de 14 ans qui avait décidé que l’école, c’était fini pour lui. Il est parti seul sur le champ avec la charrue tirée par les chevaux et il a tracé son premier sillon tout droit, sans dévier. Mononc Fred est l’homme qui a tracé son sillon bien droit. Cela rejoint une image de la Bible : l’homme juste qui va droit son chemin à travers les difficultés de la vie, et sans se laisser dévier par ceux qui cultivent la méchanceté.

Il a beaucoup semé. Et en cela aussi, il nous parle de Dieu. Je pense que le mot “créateur” devrait être remplacé par celui de “semeur”. Ce serait plus parlant et même plus proche de la réalité de Dieu, de sa façon d’agir. Car celui qui sème fait tout un travail d’éducateur affectueux et bienveillant. Il aime.
D’abord, il faut attendre le moment où la terre n’est ni trop sèche, ni trop humide. “Ressuyée”, dit-on. Et encore mieux : certains disent que la terre est “amoureuse”. Alors, c’est le bon moment pour labourer...
Il faut choisir ses graines, savoir ce que l’on veut voir pousser. Et après cela, être patient. Il faut faire confiance à la graine qui sait le chemin vers la lumière et aux racines qui n’ont pas peur de l’obscurité ; faire confiance au soleil et à la pluie. Cela ne sert à rien d’aller tirer sur les feuilles des betteraves pour les faire pousser.
Mononc Fred a été, comme Dieu lui même, un éducateur patient, attentif aux signes du ciel, les nuages, le soleil, la pluie. Avec assez d’espérance et de confiance pour traverser les hivers qui semblent parfois longs.

Mononc Fred a montré toute sa sensibilité lorsqu’il a trouvé du temps pour s’occuper de son jardin de fleurs. Au point qu’un peintre paysagiste a eu un coup de coeur pour ce jardin un peu sauvage et instinctif et en a fait le sujet d’un tableau.
Là aussi, nous pouvons imaginer Dieu attiré par les hommes comme le jardinier par les fleurs. Un jour une petite fille avait comparé Dieu à une abeille, car il est attiré par les humains comme l’abeille par les fleurs, et plus précisément attiré par le coeur des hommes dans lequel il cherche de quoi faire son miel.
Oncle Alfred a su tirer son miel de sa famille, tante Anne-Marie, ses enfants, petits-enfants, ses frères et soeurs et ses nièces et neveux. Et Dieu trouve un miel de qualité dans la vie de Mononc Fred.

L’image du jardin est essentielle dans la Bible. Le premier récit parle d’un jardin idéal, mais perdu... un jardin qui, toutefois, inspire le travail des hommes qui veulent et doivent transformer la terre, la rendre plus favorable à l’homme. Un jardin “impossible”, mais l’impossible est utile : pour l’homme de foi, c’est une lumière qui éclaire sa route et qui favorise la réalisation de quelque chose. Heureux l’homme qui ne renonce pas à créer ce jardin du paradis.
Le jardin d’Eden est une annonce du jardin de Gethsémani, le jardin du pressoir, celui de la souffrance, par laquelle oncle Alfred est passé. Une souffrance qui ne l’a pas empêché d’être attaché à la vie.
Mais le jardin est surtout un lieu de résurrection. L’évangile nous dit que Jésus est déposé dans un tombeau au milieu d’un jardin. Et lors de sa première apparition, qui est à Marie Madeleine, il apparaît sous les traits d’un jardinier.
Que le jardin soit un lieu où l’on expérimente déjà la résurrection, c’est évident pour ceux qui cultivent cet art. Non seulement on voit les plantes surgir de terre et les fleurs prendre un éclat insoupçonné pour s’offrir au soleil. Mais quand on est occupé dans son jardin, on ne sent plus le temps passer, il y a de l’éternité dans les instants.
En Jésus jardinier, je vois une invitation à laisser le Seigneur prendre soin du jardin de nos coeurs : il y plante des graines de résurrection. Même si nous ne savons pas vraiment ce qu’est la résurrection.

Voltaire disait  “cultivons notre jardin” : Saint François de Sales lui, disait : “Il nous fau fleurir là où Dieu nous a plantés. Nous n’avons pas à chercher d’autre lieu que celui où nous sommes pour donner le meilleur de nous mêmes. Il n’y a pas à attendre des temps meilleurs, des situations idéales, cela ne sert à rien de gémir sur son époque.
Chaque jour est un jour que Dieu fait, dit-on, mais nous le faisons avec lui en semant et en plantant de l’avenir. Merci à toi, mononc Fred, d’avoir su fleurir là où tu as été planté.

Jean-François Meurs

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