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Index des articles > Piret-Magazine n°90 > Hommage à Léonce Letroye

Hommage à Léonce Letroye
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Léonce Godisiabois

2 mars 1924 – 4 février 2012-03-08

Elle est née en 1924, à Gosselies, parce que son père, militaire de carrière, est venu de Mons à Charleroi où le régiment s’était installé depuis 1919. Elle fréquente l’école des soeurs. En 1936, la famille déménage pour s’installer à Frasnes-lez-Gosselies, d’abord au Roux, ensuite au Faubourg.

Vient la seconde guerre. De retour de l’évacuation, elle rencontre Maurice Letroye, qui deviendra son mari en 1945. Jean naît en 1946, Fernand l’année suivante. La famille se complète plusieurs années plus tard en 1960 avec la naissance d’une petite fille : Christine.

Sa vie se déroule sans trop de soucis ; elle est femme au foyer, s’occupant des enfants. Lui, dirige son entreprise de fabrication de fours pour les boulangers.

Mais le ciel s’assombrit : Maurice contracte une maladie grave qui va durer plus de 20 ans. Avec dévouement et amour, elle le soigne durant toutes ces années, tout en accueillant son papa âgé et les petits enfants qui commencent à arriver dans la famille.

Après le décès de son mari en 1984, elle se rend utile en aidant les mamans à la consultation des nourrissons à Frasnes, et participe aux cours de couture et cuisine organisés par “Vie Féminine”.

Très complice avec ses petits-enfants, elle devient la “Mamy gâteau” pour tout ce petit monde. Il y avait toujours sur la table une tarte, des galettes, un cake ou un gâteau pour celui qui passait lui rendre visite. Pour elle, une fois c’était trop cuit, une fois ce n’était pas assez cuit... Et pourtant, les gâteaux étaient mangés en moins de deux...

Son coeur batait au rythme des siens : heureuse de partager les joies de tous, mais surtout vite inquiète lors des soucis de l’un ou de l’autre. Elle ne mâchait pas ses mots quand quelque chose ne tournait pas rond. Elle devinait tout sans explications préalables.

Tant qu’elle le pouvait, elle est allée à la messe de la paroisse, et elle avait l’habitude de prier son chapelet. A la fin, puisqu’elle se déplaçait difficilement, elle suivait la messe à la télévision.

Avant de partir à l’hôpital, elle confiait à une de ses amies que, quoiqu’il arrive, elle était confiante en Dieu et sereine, grâce à Mr le Doyen qui était venu lui rendre visite, lui donner le sacrement des malades, le pardon de la confession et la communion.

Son chapelet ne la quittait jamais... et dès son installation dans sa chambre à la clinique, c’est lui qu’elle réclamait. Le reste... c’était la volonté de Dieu.

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