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Index des articles > Piret-Magazine n°91 > Maman et les fleurs

Maman et les fleurs
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Marie-Louise Piret

Maman et les fleurs

Au fond du jardin de mon enfance, sous le pommier, près du mur qui protègeait du vent du Nord, il y avait des violettes. Elles poussaient dans l’ombre, discrètes, presque invisibles. Mais on sentait leur odeur puissante et rafraîchissante. Elles m’ont toujours fait penser à toi, maman, petite, effacée, se plaisant à l’ombre, et pourtant tellement présente dans nos vies.

Les “chambourées” que l’on te portait le jour de ton anniversaire ravivaient sur ton visage la joie de l’enfance, quand tu allais à la Petite Cense, au Bois du Sépulchre, faire des bouquets d’or. On les cueillait à la fête de Sainte Gertrude, le 17 mars, proche de ton anniversaire. Nivelles et Sainte Gertrude comptaient beaucoup pour toi.

Tu aimais les roses. Elles te remplissaient d’admiration et de bonheur. Tu récoltais soigneusement les derniers boutons de l’automne pour les laisser sécher dans un vase. Ainsi, elles mettaient quelques couleurs durant les longs hivers trop ternes.

En été, tu parfumais la maison avec les pivoines grasses et sensuelles : c’était une explosion citronnée qui chatouillait les narines.

Mais à côté de ces fleurs “nobles”, reines du jardin, tu savais regarder les humbles plantes, les herbes des talus et des champs. Tu voyais la beauté discrète de ce qui est petit, humble, ces choses à côté desquelles on risque de passer sans les voir. Tu faisais des bouquets de fenaces rousses, de fétuques vertes, de folle avoine dorée, de flouves odorantes blondes. Quand on prend la peine de les regarder, elles sont pleines de finesse, de légèreté, riches en nuances. Des trésors fragiles...

Ces dernières années, dans ta maison puis dans ta chambre, tu avais toujours ces orchidées blanches qui duraient, qui duraient... obstinées, comme tu le fus.

Mais tu craquais surtout pour les coquelicots éclatants. Le cousin Noël t’avait décerné le titre de “miss coquelicots”. Ils dévoilent ton côté passionné sous des dehors apparemment froids. Ils reflètent ton ardeur au travail, l’intensité de ton activité tenace, le bouillonnement de ta vie intérieure, ton secret.

Jean-François

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