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Index des articles > Piret-Magazine n°92 > Benoît Meurs achète des terres à Ronquières

Benoît Meurs achète des terres à Ronquières
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Benoît Meurs achète des terres à Ronquières

M. Jean Letroye m’a transmis en juillet 2012 un acte de vente aux enchères, conservé dans le Notariat de Nivelles, actuellement aux archives de Louvain-la-Neuve. Benoît Meurs apparaît parmi les acquéreurs.

L’acte concerne deux séances de vente aux enchères, qui ont lieu successivement le 9 mai et le 15 mai 1843.

Le vendeur est Jean-Baptiste Canart, propriétaire et cultivateur à Ronquières. Il met en vente 5 pièces de terres labourables ou prairies. Elles proviennent du partage lors de la succession de ses parents, feus Adrien Canart et  Marguerite Joseph Dutillieux.

Benoît Meurs est toujours domicilié à Ronquières à l’époque ; né en 1783, il a soixante ans.

Lors de la première séance d’enchères, il se porte acquéreur pour le second lot, mis à prix à 2600 francs, pour lequel il mise 3200 francs. Il s’agit d’une pièce de terre au champ de Houx contenant quatre-vingt-treize ares, quatre centiares,  joignant au chemin de Ronquières  à Henripont, à Messieurs  Jean-Baptiste Detournay, Franquinet et Charles Maurage.

Le quatrième lot mis à prix à quinze cents francs n’a pas trouvé d’enchère lors de la première séance du 9 mai. Du coup, l’adjudication a été remise à une date ultérieure (comme le premier lot, pour lequel le vendeur avait trouvé les enchères trop peu élevées). A la seconde séance, le 15 mai, ce lot est « adjugé après plusieurs enchères à la somme de dix-huit cents francs à Monsieur Benoît Meurs, fermier domicilié à Ronquières, acceptant pour lui et la Dame Marie-Thérèse Tilman, son épouse, fermière domiciliée audit lieu. Quelle somme il a présentement payée au vendeur qui le reconnaît et en donne quittance définitive. »

Il s’agit d’une prairie, laquelle vient d’être louée pour un bail de 9 ans à Albertine Delalieux, veuve d’Adrien Thunus. Benoît devra respecter ce bail, et le prix de la location qui avait été convenu avec le vendeur (mais qu’il percevra). Ou alors, il devra s’entendre avec la veuve et proposer une alternative s’il veut jouir lui-même de son bien. L’acte ne dit pas, ce n’est pas son rôle, ce que Benoît a fait…

L’acte, qui court sur huit pages, décrit toutes les conditions des enchères, et notamment, la liberté que prend le vendeur de refuser la dernière proposition s’il estime qu’elle n’est pas assez élevée. Une des conditions retient mon attention : le vendeur exige le paiement en espèces métalliques, en or ou argent, d’une valeur d’au moins cinq francs, à l’exclusion de papier monnaie ou tout autre type de paiement. J’imagine donc Benoît se rendant à la vente, chez le notaire, avec sa besace bien remplie d’argent sonnant et trébuchant…

L’autre acquéreur est M. Etienne Denis, bourgmestre de Ronquières, propriétaire.

Jean-François Meurs

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