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Index des articles > Piret-Magazine n°107-108 > 1940, La famille Thomas - La ferme de Bon Air

1940, La famille Thomas - La ferme de Bon Air
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1940 La famille Thomas

La Ferme de Bon Air

 Récit de Thérèse Thomas, 1990.

 

Le mardi 14 mai, il y avait tellement de monde qui passait dans le petit chemin devant la ferme, des civils, des soldats, que ce va et vient a impressionné la famille. Après le bombardement de Nivelles, on a décidé de partir. On a embarqué du pain, du beurre, de l’essence … et des pigeons qu’on avait tués, et qu’on a plumés plus tard pour les manger.

On s’est entassés à 10 dans la voiture, Oncle Jean Thomas et tante Elise, Joseph Thomas et Paule Piret, et les six enfants : Paulette et Jacqueline, Thérèse, Paul, Louis et Annette. La maman d’Elise n’a jamais voulu partir et est restée à Nivelles où elle n’a jamais été inquiétée.

Pour aller plus vite, la voiture a traversé tous les champs jusqu’à la chaussée de Hal, parce que le chemin était encombré de charrois, de gens à pieds, et ce détail a frappé Thérèse, parce qu’il était strictement défendu aux enfants d’aller jouer dans les grains ! Or, à cette époque, les grains étaient déjà hauts. On vivait donc quelque chose de tout à fait exceptionnel.

Le soir, tout le monde a dormi à Boussu, chez Tante Laure Tamigneaux et oncle Joseph Tamigniau, en même temps que Firmin Tamigneaux et sa femme, ainsi que la femme d’Ernest Tamigneaux, Yvonne Verly, et leur fille Elisabeth, qui pleurait tout le temps parce qu’elle avait perdu sa tétine en route. Il y avait aussi Tante Maria Tamigneaux et l’oncle Edgard Hanne, avec Jacques.

Le mercredi 15, la famille Thomas est repartie avec l’oncle Firmin. En cours de route, lorsqu’il y avait des bombardements, il fallait quitter la voiture et s’abriter dans un fossé. Au cours d’un de ces épisodes, Thérèse a été perdue, pas longtemps, mais ils l’ont cherchée…

Ils sont allés en France, pas très loin de la frontière. Dans une ferme, ils ont été très bien reçus, on leur a offert à manger. Ils sont revenus en Belgique, à Roulers, où ils ont loué une maison. Ils y sont restés 8 à 10 jours. Chaque jour, Firmin, Joseph et Jean faisaient la file pour avoir du pain…

Ils sont restés là jusqu’à la capitulation de la Belgique, puis ils sont revenus en passant la Lys sur un pont de fortune fait de rondins. Ils n’étaient pas rassurés du tout. La Lys était pleine de cadavres de bêtes crevées.

Quand ils sont arrivés à Baulers, toute la famille Piret était sur la route, faisant de grands signes avec les bras : avaient-ils été prévenus ?

La ferme de Bon Air avait été occupée par les Allemands. Marie-Louise Piret se souvient qu’elle était allée, avec les autres filles, se rendre compte, alors que les soldats y étaient encore. C’était le bazar partout. Ils les ont laissées entrer, ne prêtaient pas tellement attention, sauf qu’ils les ont embêtées un peu en voulant leur faire traire les vaches … Après le départ des Allemands, la ferme était dégoûtante, ils avaient fait leurs besoins à l’intérieur. Alors, les deux familles Thomas ont dormi à la ferme de Dinant, chez Piret.

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