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Index des articles > Piret-Magazine n°64 > Ephata Don Bosco 14/16

Ephata Don Bosco 14/16
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Ephata Don Bosco 14/16

Camp chantier & prière, du 17 au 29 juillet, au Thoronet

Participaient à ce camp : Jean-François Meurs, Jean-Pol Meurs, Françoise, avec Louise, Chloé, Romane et Rollin

Lundi 18 juillet, au petit matin. Depuis qu’il a quitté l’autoroute, l’autocar n’arrête pas de tournicoti-tournicoter entre les pinèdes, les vignes, les haies de cyprès, les blocs de rochers jetés au hasard, les rues étroites bordées de maisons provençales, plus moyen de savoir où est le nord, le sud, l’est et l’ouest, le soleil est voilé. Les routes ne sont plus que des chemins qui finiront peut-être en sentiers. Et puis, tout à coup, nous arrivons devant l’abbaye du Thoronet : nous sommes presque au but de notre voyage. Le car s’engage dans une allée encore plus étroite, les branches des chênes yeuses font crisser le toit. Il passe tout juste par la grille. Sur le parking, nous sommes accueillis pas l’intendance qui nous a précédés depuis deux jours.

Le « mas » est accueillant, avec ses balcons et ses terrasses, ses murs crépis et blanchis. Le groupe y tiendra tout juste. Nous sommes dans la maison où les petites sœurs de Bethléem accueillent leurs familles et des groupes de jeunes. Tout autour, il y a de l’espace, un vaste terrain planté de jeunes cyprès bien alignés dans une savane piquante, un grand jardin de rocailles planté d’arbustes et une pinède en terrasses avec, au fond de l’une d’elles, un tout vieux tilleul arrimé par des cerceaux à une jolie petite chapelle en moellons ; à l’intérieur, c’est l’obscurité fraîche, les proportions sont belles, on peut s’y tenir facilement à une douzaine.

La cuisine est installée dans une grande pièce en sous-sol, augmentée d’un vaste garage. Sœur Donata nous emmène aussitôt par des petits sentiers vers le sommet de la colline où se trouve le monastère fait de petits ermitages - des baraques de chantier -, que nous ne ferons qu’entrevoir, car elles sont cachées dans le bois de chênes verts. Après une visite à l’église en briques couleur pêche, elle nous fait voir le mur de pierres déjà commencé, et qui constituera un premier chantier pour huit d’entre nous. Un peu plus loin, des jeunes arbres ont été abattus pour éclaircir le sous bois : un bon groupe aura pour tâche de transporter les rondins, de les fendre, et de les ranger en bûcher : c’est la réserve de bois de chauffage des sœurs.

Le troisième chantier consistera à repeindre les châssis du mas où nous logeons. Enfin, un quatrième groupe, plus petit, travaillera à la cuisine, pour divers services.

Dans la grande salle en forme de L, le « puissance 4 » géant est installé, avec déjà quelques jetons colorés enfilés dans les glissières. Ils présentent une tête de Don Bosco, la colombe d’Ephata, le logo international de toutes les maisons salésiennes, etc. Chaque jour, un jeton viendra s’ajouter avec l’illustration du thème du jour : douze récits de la Bible, parfois peu connus, qui illustrent un sentiment, une émotion, un mode de communication. Et pour commencer, nous apprenons à bénir, ce qui n’est pas seulement une question de paroles, mais de rencontre de deux visages. Viendront la colère de Ruben, le rire de Dieu et des hommes, le goût de chanter avec les psaumes de David, etc. On a prévu des jetons à décorer après les réflexions en carrefour, qui viennent s’ajouter à ceux qui ont été illustrés par les animateurs lors des trois jours de préparation à Farnières au début de juillet. A la fin du camp, le chevalet sera rempli de jetons.

Chaque jour, on se lève tôt, car il faut profiter de la fraîcheur de la matinée pour les travaux lourds. La journée commence par l’enseignement, avant le petit déjeuner. Chacun tartine de choco ou de confiture les morceaux de pain qu’il compte avaler pour tenir le coup jusqu’aux sandwiches de dix heures préparés avec amour et créativité par les quatre du chantier cuisine. Sœur Anna cuit déjà la soupe ; Arnaud assaisonne les boulettes et touille les légumes de Provence. D’autres cuisent les gaufres pour le goûter.

Le premier jour, les garçons se relaient pour creuser les feuillées, et les filles se chargent de poser autour des trous la magnifique toile verte parfaitement intégrée au paysage. Etienne fournit les plans qui permettront de faire des sièges confortables et sécurisés ! … Et n’oubliez pas la sciure, s’il vous plaît.

Au chantier « mur », un maçon donne les conseils techniques pour la sélection des pierres, le choix de leur emplacement, afin de soigner le coup d’œil et épargner le ciment. Dominique fera le manœuvre, gâchant et amenant le ciment aux « hommes de métier ».

Au chantier « bois », on se démène sous l’œil vigilant de sœur Donata qui encourage à ne pas flâner. Les brouettes remplie de morceaux de troncs dégringolent le chemin pierreux. Remonter, même à vide, est épuisant. En bas, Etienne est à la scie circulaire pour faire des bûches de bonne longueur.

A l’arrière du mas, Sophie encourage et dirige le chantier peinture. On installe les châssis sur des chevalets, à l’ombre. Gratter à la brosse de fer, poncer, poser le mastic demande de la ténacité. Alors, Noé se charge de la musique, pour encourager les filles.

A une heure, on passe à la « douche » en plein air, avec le tuyau d’arrosage. Monsieur Zamora, responsable des eaux et forêts de la commune a trouvé une petite citerne qu’il a placé en hauteur et qu’il vient remplir chaque jour. L’eau chauffée au soleil est toujours à la bonne température, c’est un vrai plaisir de se faire éclabousser.

Lorsqu’on passe à table, sous la tonnelle et la bâche, le soleil est écrasant. Mais les menus de Marie-Rose et Jean-Pierre mettent en appétit, pâtes, rizottos variés, ratatouilles de saison. Il y aura même des frites ! Jean-Emmanuel et ses formations musicales improvisées vient nous régaler d’un refrain. Au moment de la vaisselle, Maïki et Matthieu font de grands discours politiques et amoureux aux casseroles : c’est un grand moment culturel !

Après une sieste où certains en écrasent tandis que d’autres s’enfoncent dans la lecture de bédés, les carrefours seront des moments de rencontre importants, où chacun peut exprimer ses valeurs, partager ses réflexions, essayer ses opinions, dire ses émotions. La parole alterne avec les activités physiques ou manuelles. Parfois, il s’agit de composer une chanson, de mimer des situations, de jouer un sketche. La peinture des T-shirts a produit de véritables œuvres d’art pleines d’imagination pour afficher dans le dos et sur le cœur les « mots bleus » d’Ephata, les convictions des 14/16.

Pendant les temps creux, Eléonore entraîne les jeunes dans une ronde chantée ou dans un remake du film « les choristes ». Notre interprétation de « Oh happy day », à la dernière célébration avait vraiment de l’allure.

Selon les jours, la moisson, toujours riche, a pris plus ou moins d’ampleur. La guitare de Jean-Pierre, le synthé, les djembé permettaient de prier joyeusement. Un soir, nous avons prié de façon très simple en reprenant des phrases de psaumes. D’autres soirs, nous avons partagé nos rêves.

Dans le « pêle-mêle » qui recueille les images souvenirs de ce camp : la promenade dégustée au clair de pleine lune, avec le soleil couchant baignant dans une salade fruits rouges et dorés, le délicieux petit vent frais ; les multiples anniversaires « improvisés » ; le temps de désert animé par les cigales et les criquets ; les chahuts d’Elodie, les éclats de rire de Samuel, les hurlements à babord et à tribord. La présence des nombreux enfants de deux familles : les mimiques d’Annelise sur les épaules de Jean-Baptiste, Matthieu toujours à plonger ses mains dans les bassines d’eau, Rollin et ses voitures volantes, Laetitia et Miguël qui nettoient les vitres et qui peignent la porte, Romane et Chloé animatrices des plus petits. Le petit loir voleur de fruits agrippé à la poutre du plafond qui nous regarde de ses grands yeux. L’enquête dirigée par Sophie pour élucider le meurtre de sœur Donata, victime d’un gourmand de confitures ; la visite de l’abbaye du Thoronet et la prière avec les psaumes ; la descente dans les gorges du Verdon et les jeux d’eau dans le torrent, puis la baignade au lac ; les petits « refrains poétiques à répéter » de Dominique ; la tarte aux prunes des petites sœurs, la fête du dernier jour avec les menus écrits sur les torses de Xavier et Rémy, les brochettes et la sangria préparée par les jeunes, Pauline en tragédienne, les assiettes garnies formant un visage de clown … J’en oublie, mais il y a les films vidéo : on attend les DVD avec impatience pour revivre tout cela !

Jean-François Meurs

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