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Index des articles > Piret-Magazine n°73 > Homélie d'adieu à Bernard Meurs

Homélie d'adieu à Bernard Meurs
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Homélie

Bien cher Bernard, je me réjouis et je m’émerveille en premier lieu de ton aptitude au bonheur. Quelle joie de vivre ! Quel goût de faire la fête ! Buvons, tchantons, fèyons rimpli nos vérres, … Ouais, ouais, ouais ! Tout l’monde debout son verre à la main… On aurait dit parfois que tu était heureux avec désinvolture. Un bonheur bruyant, servi par une voix puissante capable de dominer le brouhaha pour diriger le quadrille. Pour moi, tu resteras toujours un cri, un cri d’animation, suivi d’un grand rire.

Tu avais une fameuse aptitude à vivre le bonheur pour toi et à le donner aux autres. Les deux ensemble, indissolublement liés. Ton bonheur n’était donc pas légèreté, puisqu’il englobait les autres. Au contraire, c’était du solide. Tu étais optimiste avec les pieds sur terre !

Ce qui remonte chez tous ceux que j’ai entendu, c’est ton esprit de service. Beaucoup peuvent témoigner d’un coup de main solide, donné spontanément, généreusement, sans arrière-pensée. Tu as beaucoup travaillé et donné de ton temps pour les tiens et pour les autres. Tu ne laissais pas tomber et tu savais dédramatiser. Tu me fais penser à la chanson de Goldman : tu changeais la vie !

Si j’ai choisi pour toi le récit du « Bon Samaritain », c’est parce que tu avais le don de l’amitié, et que ta vie nous raconte une histoire comme nous les aimons bien, une histoire qui fait du bien, l’histoire d’un homme de cœur. Et, - ce qui est bien !-, sans prétendre nous faire la leçon.

Tu ne t’es pas emberlificoté dans la théorie sur le plus grand commandement et sur la loi, comme le savant poseur de questions. Comme le Samaritain, tu as simplement laissé parler ton cœur. Et quand on laisse parler son cœur, on se fait beaucoup de prochains ! Et ce n’est pas un problème d’en avoir beaucoup parce que, plus on accueille des amis dans son cœur, et moins le cœur est encombré.

Oui, j’aime bien la réponse de Jésus à ce savant qui aimerait donner des leçons et mettre au point la théorie. Il vient à son secours en racontant une histoire qui ne répond pas exactement à sa question, mais qui lui fait comprendre son problème. Jésus lui dit, laisse parler ton cœur avant de faire de la théologie.

Bernard, tu n’a pas attendu pas de voir le Christ dans ton prochain pour agir. Tu savais qu’on n’aime pas avec des principes, mais que, quand on est humain, simplement humain, on se fait proche et on rend service. Pourtant, grâce à toi, je peux faire de la théologie et dire, ici et maintenant, en toute vérité, que quand on est profondément humain, on est aussi profondément le cœur et les mains de Dieu. Si tu n’avais pas été là, Dieu n’aurait pas été si proche de chacun de nous, Dieu nous aurait beaucoup manqué. Mais tu étais là, et on ne pensait pas que Dieu était avec nous. Et pourtant… on vivait en sécurité.

Bernard, tu es de ceux qui nous révèlent que la sainteté existe, beaucoup plus qu’on ne pense. Quand je dis sainteté, je ne parle pas d’exploits extraordinaires ! Tu n’es pas une star, même si tu es une étoile qui nous entraîne dans le ciel. La sainteté, c’est tout simplement d’aller jusqu’au bout de ce que l’on est… Et toi, tu as vécu à fond, parfois à du cent à l’heure, et tu as sorti tout ce que tu avais dans tes tripes. Ce qui s’appelle réaliser sa vocation d’homme, faire la volonté de Dieu.

« Saint Bernard », comme un chien Saint-Bernard, avec son petit tonneau d’abord, pour la convivialité et le plaisir, et les aboiements, la bonne agressivité du chien berger pour rassembler le troupeau, ou l’empêcher de faire des bêtises, ou pour défendre les siens…

Tu y as gagné d’être un homme libre. En créant des liens, tu as trouvé un grande liberté dans ta façon d’être. Cela t’a évité de tomber dans les pièges des jalousies et de la zizanie. Il me semble que, d’instinct, tu évitais les chemins des malveillances et des disputes, choisissant les chemins les sentiers de la paix qui nous rapprochent, les chemins ouverts sur l’avenir. Tu étais trait d’union, un rassembleur, cultivant l’esprit de famille. Non, ton bonheur n’avait rien de facile et de désinvolte !

Cher Bernard, tu étais et tu restes libre comme le Bon Samaritain : tu étais en voyage, tu es arrivé au bon moment sur notre terre, beaucoup d’entre nous peuvent le dire. Tu as pris soin des tiens et de nous, et maintenant, tu nous passes le relais. Nous allons devoir nous débrouiller sans toi.

Mais tu as laissé deux pièces d’argent. Ça ne paraît pas beaucoup quand on a peur de ce que sera l’avenir, mais c’est suffisant, c’est peut-être même énorme ces deux pièces : le goût de la vie et le goût de la liberté, une sacrée énergie et une joie imprenable, la tendresse jumelée à la force. Ces deux pièces d’argent, nous ferons de notre mieux pour les faire fructifier, et nous découvrirons qu’elles doivent nous suffire pour attendre la résurrection. Oui, avec ce que tu nous laisses, et ce que Jésus nous a laissés, nous ressusciterons.

Jean-François
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